Un intervalle
inférieur à 15 secondes sépare chacune de
ces photographies. Mon observation ne me permet pas de certifier
qu'il y ai eu contact de la pointe visible avec le sol, mais le
phénomène tourbillonnaire était évident
et il est certain qu'il s'est manifesté jusqu'à
moins de 50 mètres de hauteur.
Je pense
donc bien avoir été le témoin d'une brève
tornade de faible intensité, qui se classerait en F0 sur
l'échelle de Fujita, bien que dans le cas présent
le tuba présente un aspect turbulent. C'est peut-être
dû à la petite échelle du tourbillon, son
énergie peu élevée, sa proximité au
sol, ou bien encore au fait que je n'ai peut-être observé
que la fin du phénomène (comme peut le suggérer
l'analyse de la partie supérieure du cliché de gauche,
qui révèle ce qui pourrait être le reste d'un
tuba plus organisé).
Ci-dessous,
un agrandissement du cliché central où je figure
le mouvement tourbillonnaire ascendant que j'ai observé
à l'aide de flèches :

A ce
moment là le tourbillon s'est scindé en deux "tresses"
distinctes, peut avant de disparaître.
Ce type
de tornade de faible intensité n'est certainement pas si
rare que ça, et il est évident que l'énergie
mise en jeu est infiniment moindre que dans le cas des tornades
issues de cumulonimbus organisés, par exemple, en ligne
de grain. Je pense que la très faible hauteur de la base
nuageuse (300 mètres par rapport au niveau de la mer ?)
à joué un certain rôle, en favorisant une
dissymétrie dans l'alimentation en air par les irrégularité
du relief (le coin est assez vallonné, avec des altitudes
généralement comprises entre 80 et 210 mètres).
En tout
cas, je m'abstient d'employer le terme de "mini-tornade"
si prisé par les médias. Il ne fait pas partie du
vocabulaire reconnu par la météorologie, mais il
est néanmoins employé à tort et à
travers pour désigner, dans la plupart des cas, ce qui
n'était qu'une rafale descendante destructrice (microburst).
Bien
entendu, vos commentaires sont les bienvenus ! ...
ppfeyte@free.fr
|